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3 barrières contre la pollution

Les centres de Stockage de Déchets Ultimes sont des sites très surveillés. Ils sont soumis à la réglementation sur les installations classées pour la protection de l’environnement. A ce titre ils font l’objet de contrôles réguliers de la DRIRE et de la DDASS. Ces contrôles ont pour rôle de s’assurer qu’il nexiste aucun risque de pollution. Pour cela, quatre étapes sont mises en place depuis le début de l’exploitation et jusqu’au remplissage totale de chaque alvéole :


1. Pollution des nappes phréatiques

AlveoleLes terrains choisis pour l’installation de centres de stockage sont imperméables, souvent de nature argileuse. Le terrain est équipé de systèmes d’étanchéité et de drainage destinés à renforcer le confinement des déchets.C’est un risque très important. En effet, les eaux de pluie, en traversant les couches de déchets stockées dans les alvéoles, se chargent en éléments polluants. On les appel alors les lixiviats.Si on les laissait s’infiltrer dans le sol, elles risqueraient d’atteindre et de polluer les nappes phréatiques. Or ces ressources souterraines sont très utilisées pour notre alimentation en eau potable. En effet, il est impératif d’avoir un sol argileux permettant de créer une première barrière à l’infiltration des eaux polluées. Cependant, on ne se contente pas de ces caractéristiques naturelles, puisque le fond et les côtés de chaque alvéole sont ensuite tapissés d’un revêtement spécial appelé  » géomembrane  » assurant une étanchéité totale aux lixiviats. Ensuite un tissus drainant est déposé afin de faciliter le ruissellement des eaux de pluies au fond de l’alvéole pour les récupérer.


2. Traitement des lixiviats

BassinLixiviatsAfin que les alvéoles ne se remplissent pas d’eau comme une baignoire, elles sont équipées de drains, de tuyaux et de pompes, permettant de récupérer les eaux susceptibles de s’accumuler au fond. Celles-ci sont ensuite acheminées jusqu’à une petite station d’épuration sous forme de bassin de décantation. Les eaux restantes après décantation sont acheminés vers des sites de traitement plus poussés et sont rejetées dans le milieu naturel une fois que les analyses ont confirmé que les normes antipollution étaient respectées.


3. Récupération du biogaz

UntiéBiogazL’autre risque important de pollution concerne l’air. En effet, une fois stockés, les déchets se dégradent par fermentation, en produisant du gaz(le méthane). Ceux-ci, en passant dans l’atmosphère viendraient renforcer le phénomène d’effet de serre. Afin de récupérer ce biogaz, un autre système de drains et de tuyaux est installé sur la partie haute des alvéoles. Le biogaz est ainsi acheminé jusque dans une unité de valorisation; c’est un moteur dans lequel le gaz est envoyé à haute pression, ce qui permet de produire de l’énergie nécessaire à la production d’ électricité de 2000 foyers.


Suivi du site

Un suivi minutieux des centres de stockage ne s’achève que trente ans minimum après leur fermeture et leur re-végétalisation. Pendant ces 30 ans des analyses et observations régulières sont effectuées afin d’éviter les éventuelles pollutions. C’est la durée après laquelle les déchet stockés cessent toute activités de fermentation et ne présentent plus aucun danger potentiel pour l’environnement.

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