Traitement et recyclage

Le centre de stockage de déchets ménagers ultimes

Après avoir quittés le quai de transfert d'Argentan, les déchets sont acheminés jusqu'au centre de stockage de déchets ultimes situés sur la commune des Ventes de Bourse.

Là, les déchets sont enfouis de manière définitive.

Les centres de Stockage de Déchets Ultimes sont des sites très surveillés. Ils sont soumis à la réglementation sur les installations classées pour la protection de l’environnement. A ce titre ils font l’objet de contrôles réguliers de la DRIRE et de la DDASS. Ces contrôles ont pour rôle de s’assurer qu’il nexiste aucun risque de pollution. Pour cela, plusieurs étapes sont mises en place depuis le début de l’exploitation et jusqu’au remplissage totale de chaque alvéole .

1. Le contrôle des entrées

Une installation de stockage de déchets non dangereux reçoit des déchets ménagers et assimilés, et des déchets industriels banals ne pouvant plus faire l'objet de valorisation ,conformément à la loi de juillet 2002.

A chaque entrée, les camions sont systématiquement pesée et contrôlés pour garantir la traçabilité du stockage.

Tout déchets non conformes est systématiquement refusés et ré acheminés vers une filière de traitement adéquate.

 

 

 

2. l'exploitation d'une alvéole de stockage

Les terrains choisis pour l’installation de centres de stockage sont imperméables, souvent de nature argileuse.

Le fond du site est d'abord équipé d'une barrière dite "passive" 6 mètres d'épaisseur de matériaux perméable type argile compactée.

Le terrain est équipé de systèmes d’étanchéité et de drainage destinés à renforcer le confinement des déchets.

Les déchets sont compactés dans l'alvéole en exploitation afin d'assurer la stabilité et l’optimisation du stockage

L'exploitation est conduite de façon à minimiser les nuisances(bruits, envols, odeurs)avec la mise en place de dispositif appropriés:

  • Pose de filet anti-envols sur toute la périphérie de la zone de stockage
  • Recouvrement régulier de la zone d'exploitation

 

3. Protection des nappes phréatiques

Un des risque les plus importants est la pollution des nappes souterraines. En effet, les eaux de pluie, en traversant les couches de déchets stockées dans les alvéoles, se chargent en éléments polluants. On les appel alors les lixiviats. Si on les laissait s’infiltrer dans le sol, elles risqueraient d’atteindre et de polluer les nappes phréatiques.  
En plus des barièrres passives d'argile on tapisse l'ensemble d'une géomembrane étanche appeler barrière "active" assurant une étanchéité totale aux lixiviats
Ensuite un tissus drainant est déposé afin de faciliter le ruissellement des eaux de pluies au fond de l’alvéole pour les récupérer. Les lixiviats sont ensuite épurés dans une unité de traitement .

 

 

 

 

4. Récupération du biogaz

L’autre risque important de pollution concerne l’air. En effet, une fois stockés, les déchets se dégradent par fermentation, en produisant du biogaz( essentiellement du méthane à 50 à 70% et du dioxyde de carbonne). Ceux-ci, en passant dans l’atmosphère viendraient renforcer le phénomène d’effet de serre. Afin de récupérer ce biogaz, un système de drains et de tuyaux est installé sur la partie haute des alvéoles. Le biogaz est ainsi acheminé jusque dans une unité de valorisation; c’est un moteur dans lequel le gaz est envoyé à haute pression, ce qui permet de produire de l’énergie nécessaire à la production d’ électricité de 2000 foyers.

 

 

 

 

5. La réhabilitation :

Quand une alvéole est pleine, on passe à la suivante et la première fait l’objet de travaux de réhabilitation. Ceux-ci consistent premièrement à raccorder définitivement les différents systèmes permettant de prévenir toute pollution. Ensuite on recouvre l’alvéole avec une épaisse couche de terre arable sur laquelle on plante de la végétation afin de préserver l’intégration paysagère du site.